Brioche tressée & torsadée, façon babka, à la cannelle

Encore de la boulange !! Je ne m’en lasse plus et j’adore tellement ça maintenant !!
Bon je ne dirai pas non pour un petit robot KitchenAid ou autre avec un crochet pour m’aider un peu pour le pétrissage, mais sinon je suis plutôt fière de mes résultats et je trouve que je ne m’en sors pas si mal.
Donc après ma babka ou Kranz , mes gâches vendéennes, la fougasse salée, voici la petite dernière : une brioche torsadée et tressée, un peu façon babka, mais garnie à la cannelle.
Pour deux belles brioches :
Pour la brioche :
500g de farine T55 ici (mais dans l’idéal T45)
5g de sel fin
60g de cassonade
20g de levure fraîche de boulangerie
140g de lait ou lait végétal (soja, amandes, noisettes)
60g d’eau
2 œufs moyens
90g de beurre tempéré
Pour la garniture :
100g de beurre pommade
110g de cassonade
3cc de cannelle
1 pincée de fleur de sel
Pour la dorure : soit un jaune d’oeuf, soit un fond de lait

Commencez par préparer la pâte à brioche.
Dans un grand saladier ou le bol d’un robot muni d’un crochet (ou la cuve de la MAP si vous en avez une), versez la farine, le sel et le sucre cassonad. Mélangez puis creusez un puits et versez-y la levure fraîche émiettée, le lait, l’eau et les œufs. Mélangez depuis le centre en allant vers les bords pour incorporez toute la farine. Malaxez jusqu’à obtenir une pâte homogène puis pétrsez pendant 5 minutes environ afin de développer le gluten et de donner de la force à la pâte (ajoutez un peu de farine petit à petit si la pâte est trop collante mais normalement la quantité indiquée est suffisante et plus vous ajoutez de farine plus la brioche sera sèche et compacte).
Lorsque la pâte est lisse et homogène, ajoutez le beurre par petits morceaux (en 4 ou 5 fois) en attendant que chacun soit incorporé à la pâte avant d’ajouter le suivant. Une fois tout le beurre incorporé, continuez à pétrir énergiquement pendant une dizaine de minutes : la pâte devient de plus en plus souple et élastique. Lorsqu’elle est bien lisse, satinée et légèrement collante au toucher, formez une boule et déposez-la dans le saladier. Couvrez avec un torchon propre et laissez reposer pendant 1h-1h15 (la pâte doit avoir doublé de volume). Faites un rabat et placez la pâte au frais (4°C) bien couverte pendant 1h (une fois au frais la pâte peut reposer quelques heures ou la nuit).

Pendant ce temps préparez la garniture.
Battez le beurre mou (pommade) avec la cassonade et la cannelle jusqu’à obtenir un mélange onctueux et foisonné. Réservez à température ambiante.

A l’issu du temps de repos au frigo, sortez la pâte à brioche et divisez-la en 2 pâtons.
Farinez votre plan de travail et étalez chaque pâton un par un, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, en rectangle d’environ 50 cm de long et 20-25 cm de large.
Pour visualiser ces différentes étapes, n’hésitez pas à consulter l’article de ma babka, dans lequel je détaille pas à pas avec les photos.
Répartissez la préparation à la cannelle sur chaque pâton et étalez à la spatule sur toute la surface, en laissant juste une bordure d’1 cm environ sur la longueur pour coller la pâte.
Roulez chaque pâton tartiné sur lui-même en serrant bien et collez la bordure avec un peu d’eau froide.
Après avoir former 2 boudins, placez-les au frais 5 à 10 minutes pour mieux pouvoir les découper. Coupez ensuite chaque boudin en deux dans la longueur.
Placez deux « demi-boudins » l’un à côté de l’autre et enroulez-les pour faire une torsade. Formez une couronne et déposez-la dans un moule à manquer. Procédez de même avec les 2 autres boudins.
Laissez à nouveau pousser les brioches à température ambiante pendant 1h au moins, le temps qu’elles doublent de nouveau de volume.

Préchauffez le four à 180°C.
Dorez les brioche, soit au jaune d’oeuf, soit avec simplement un peu de lait (c’est ce que j’ai fait ici). Enfournez-les pour 40 minutes environ. Surveillez la cuisson, si les brioches dorent trop vite, recouvrez-les d’une feuille de papier aluminium.
Laissez tiédir et dégustez tiède c’est un délice.

 

 

Brioche feuilletée, façon Philippe Conticini

Ca y est me voilà partie pour une course folle de recettes de boulangerie, on ne peut plus m’arrêter !!!
C’est qu’après toutes mes expériences très concluantes et ces recettes addictives, aussi bien la babka, que la gâche vendéenne qui me transporte en enfance, que mes fougasses salées, tout celà me donne envie de continuer à découvrir cet univers que je n’explorais que très peu jusqu’alors (par manque de temps, de motivation et confiance en moi je pense).
Cette fois-ci c’est sur une brioche feuilletée que j’ai jeté mon dévolu, largement inspirée de la recette de Philippe Conticini que propose Manue ici. Je n’avais pas de sucre en grains donc je n’en ai pas mis ici ; du coup la brioche est très peu sucrée, vous pouvez donc prévoir d’ajouter un peu de sucre, soit dans l’appareil à brioche, ou plutôt à la fin dans la dernière étape où l’on enroule le pâton (mais cette version très peu sucrée m’a beaucoup plu ainsi et permet de la tartiner de confiture ou pâte à tartiner !!). Et j’ai incorporé moins de beurre de tourage que Manue car j’ai trouvé d’autres recettes qui le proposaient ainsi et le résulest parfait.
Pour un moule de 30*20cm environ ou 2 moules à cake :

510g de farine T55
1cc de sel
40g de sucre
15cL de lait
20g de levure fraîche de boulangerie
3 œufs
50g de beurre à température ambiante
Pour le tourage :
150g de beurre
Pour le sirop (facucltatif, je ne l’ai pas fait ici) : 30 g de sucre + 30g d’eau
Pour la finition (facultatif, non incorporé pour la part) : 100 g de sucre en grains

Si vous optez pour l’option avec sirop (qui servira uniquement à la fin pour coller la pâte), commencez par faire bouillir l’eau et le sucre du sirop ; une fois l’ébullition réalisée, laissez refroidir et réservez.

Dans le bol de votre robot, placez le sucre, les œufs, le lait et la farine avec la levure émiettée dessus. Pétrissez 5 minutes jusqu’à ce que la pâte forme une boule. Ajoutez alors le sel et le beurre en dès. Pétrissez jusqu’à ce que le beurre soit bien incorporé et la pâte lisse (j’ai fini à la main car je n’ai pas de robot avec crochet et j’ai dû pétrir environ 5 minutes). Recouvrez d’un torchon propre et laissez doubler de volume à température ambiante.

Lorsque la pâte doublé de volume (1h30 à 2h environ), dégazez-la avec les mains farinées et redonnez lui une forme de boule. Placez la pâte au frais afin de stopper la levée (au réfrigérateur ici) et la rendre plus ferme pour pouvoir la travailler. Je l’ai laissé toute une nuit mais 1 à 2h suffisent.

Pour toutes les étapes qui suivent, je n’ai malheureusement pas pris de photo, mais je vous invite à aller voir chez Manue qui illustre très bien chacune des étapes.

Pendant ce temps, donner au beurre de tourage une forme rectangulaire de 20 x 25 cm. Aidez-vous de 2 feuilles de papier sulfurisé pour l’enfermer dedans et l’aplatir avec le rouleau à pâtisserie. Placez-le au frais en attendant, tout doit avoir la même température (appareil à brioche et beurre de tourage).

Récupérez le pâton et étalez-le en un rectangle de 45 sur 25 cm environ (c ar on fait unpeu comme on peur avec la pâte !). Placez le beurre au centre et rabattez les 2 côtés dessus afin d’enfermer le beurre dedans.
Mettez la couture face à vous puis étalez le pâton sur 60 à 70 cm.
Réalisez le 1er tour en rabattant le tiers inférieur sur le milieu puis le tiers supérieur sur le milieu. Tournez de 90° afin d’avoir la couture sur le côté gauche et mettre au frais 20 mn, le 1er tour est donné.
Il faudra en réaliser 3 en mettant la pâte au frais 20 minutes entre chaque tour.

Lorsque les 3 tours ont été donnés, étalez le pâton en un rectangle de 35 sur 45 cm.
Si vous optez pour l’ajout de sucre, parsemez le sucre en grains sur toute la surface du rectangle sauf 3 cm en bas dans la longueur. Passer le rouleau pour bien enfoncer les grains. Sur les 3 cm restant, badigeonner de sirop au pinceau (ou d’eau froide si comme moi vous n’avez pas opté pour l’option sirop).

Roulez le pâton en serrant bien afin de former un boudin. Appuyez bien sur la soudure, là ou il y a le sirop/l’eau. Transférez le rouleau sur une plaque, placez la soudure dessous et placez au congélateur pendant 10 à 20 minutes afin de pouvoir découper les tronçons plus facilement.

Préparez votre/vos moules.
Prélevez des tronçons de pâte de 4,5cm environ et placez-les dans le(s) moule(s) en les laissant espacer car la pâte va encore gonfler. Laissez poussez à nouveau, environ 1 heure selon la température de la pièce, la pâte doit doubler.

Préchauffez le four à 180°C.
Dorez rapidement la brioche avec du lait et laissez cuire pendant 30 minutes environ.
Un conseil : désgutez un morceau dès la sortie du four, tout chaud c’est une tuerie !!!

La Gâche vendéenne – toute mon enfance…

Je dédie cet article à ma mamie et mon papi (qui lui n’est plus de ce monde mais qui a toute mon affection).
Nous avons tous en tête notre petite « madeleine de Proust », ce petit plaisir culinaire qui nous ravive tant de souvenirs, les crêpes de mamie pour certains, le pain perdu de maman pour d’autres.
Eh bien pour moi, et pour plusieurs de notre petite famille je pense, la gâche vendéenne est notre madeleine de Proust ; c’est une pluie de souvenirs qui chamboule nos pensées, c’est tous nos séjours et vacances aux Sables d’Olonne chez Papi et Mamie qui reviennent à l’esprit.
Quelques souvenirs évoqués parmis tant d’autres :
la plage de Tanchet, sa petite piscine pour apprendre à nager, ses trampolines, ses vagues ;
la Grande Plage, plus calme et étendue ;
les rochers et tant d’heures de pêche aux crevettes à l’épuisette ;
la « Niniche » et ses inégalables gaufres & glaces ;
une naissance : notre Titou ;
les délicieuses crêpes de la crêperie du Port ; 
le Puits d’Enfer et ces vagues qui s’y engoufraient avec vacarme pour se fracasser contre les rochers ;
les yaourts de mamie, toujours aussi bons et attendus ;
les vacances avec toute la famille ;
les ballades sur le Port ;
les courses d’escargots après la pluie ;
Mamie plongeant les homards vivants dans le grand faitout ;
des après-midis bronzette sur les chaises-longues dans le jardin ;
les « doigts de sorcière » ;
les « grogs » au lait et miel de mamie ;
la ballade jusqu’aux blockhaus le long de la côté ;
le Vendée Globe (et toujours un départ sous la pluie !) ;
le vivier et ses tourteaux, araignées de mer, homards… vivants qui nous fascinaient tant enfants ;
les magnifiques fruits de mer toujours plus beaux et bons ;
la tétragone ;
regarder la télé tard le soir avec mamie ;
le préfou et sa forte odeur d’ail ;

Tant de jolies choses qui me reviennent en mémoire, des images, des odeurs, des sourires, des saveurs, des larmes et frissons aussi.

Depuis tout ce temps je ne m’étais encore jamais essayée à la confection d’une bonne gâche maison. Et bien c’est choses faite maintenant, et plutôt deux fois qu’une car c’est ici deux versions que je vous propose, la première traditionnelle et tout simplement délicieuse et fidèle à tous nos souvenirs ; la seconde (que j’ai en fait réalisée la première, avec la seule farine trouvée à la boutique BIO car en ce temps de confinement celà devient une denrée rare) mais tout aussi réussie avec les saveurs de la gâche bien présentes.
La recette traditionnelle, pour 3 gâches de taille moyenne :

550g de farine T65 Label Rouge ici (il est conseillé sinon la T45)
25g de levure fraîche de boulanger
110mL de lait
2cs rase de crème fraîche entière (d’Isigny ici)
2 oeuf
1,5cc de sel fin
90g sucre
110g beurre 1/2 sel
3cs de fleur oranger
1 jaune d’oeuf délayé dans une cuillère à soupe de lait pour la dorure

Avant de commencer, placez tous les ingrédients à température ambiante.

Délayez la levure dans le lait, et placez le tout dans le bol du robot (pour moi un Magimix avec l’ustensile double-lame en plastique car je n’ai pas de robot pétrin à crochet). Ajoutez les oeufs, la crème, le sel puis la farine. Malaxez pour bien amalgamer puis commencez à pétrir (si c’est dans le robot actionnez le robot). La boule qui se forme est dure, friable, c’est normal, ne pas réajuster car l’ajout du beurre la rendra plus souple.
Ajoutez le sucre en pluie (le pâton se ramollit et prend une texture agréable), puis quand tout le sucre est incorporé, ajoutez le beurre détaillé en petits morceaux et pétrissez jusqu’à ce que la pâte se décolle des parois, environ 10 minutes (touchez-la de temps en temps pour vérifier qu’elle reste fraîche, sinon arrêter de pétrir et reprenez ensuite).
Pour moi comme ce robot n’est pas très adapté, une fois le beurre incorporé j’ai pétri à la main.
Ajoutez alors la fleur d’oranger et continuez de pétrir 2-3 minutes environ jusqu’à l’obtention d’un pâton élastique, non collant, doux et lisse. Transvasez le pâton dans un saladier en formant une boule, couvrez d’un torchon propre et laissez reposer 6h à température ambiante ; la pâte va doubler voire tripler de volume.

Versez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné, dégazez-le et pétrissez 2 minutes. Séparez le pâton en trois parts égales, boulez chaque pâton, puis façonnez-les en « bâtards » (en ovale) que vous déposerez sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Laissez reposer le tout de nouveau 1 à 2h, le temps que les brioches triplent de volume.
(Pour cette version j’ai en réalité placé les pâtons au frais pour une nuit car il était tard, je les ai ressorti le lendemain et les ai glissé 10 minutes dans un four tiédi à 50°C et éteint).

Préchauffez le four à 180°C.
Battez le jaune d’oeuf avec le lait et dorez délicatement les brioches (à l’aide d’une petite cuillère pour moi, vous pouvez utiliser un pinceau). Incisez le dessus des brioches sur la longueur et enfournez pendant environ 20 minutes en recouvrant d’une feuille de papier alu au bout de 10 à 15 minutes (lorsque les gâches sont suffisamment dorées).
Laissez tiédir sur une grille puis dégustez. Mais je vous conseille fortement d’en goûter une tranche tiède à la sortie du four, c’est tout simplement divin !
La gâche se conserve bien pendant 3-4 jours, enveloppée dans un papier alu puis dans un torchon propre.

 

Et voici maintenant ma version un peu moins tradi mais tout aussi bonne ; c’est globalement la même recette et le même process, c’est seulement la farine utilisée qui change, et les quantités car j’en avais préparé ici un peu moins.
Pour une grosse gâche :

300g de farine semi-complète T110 ici
10g de levure fraîche de boulanger
60mL de lait
1cs rase de crème fraîche entière (d’Isigny ici)
1 oeuf
1/2cc de sel fin
40g sucre
50g beurre 1/2 sel ici
2cs de fleur oranger
1 pincée de vanille en poudre
1 oeuf pour la dorure

Suivez toutes les mêmes instructions que pour la confection de la gâche traditionnelle ci-dessus.
Juste prévoyez de ne préparer ici qu’un seul ou deux maxi pâtons.
Pour la cuisson, j’ai laissé cuire cette plus grosse gâche 25 minutes à 180°C, en couvrant de papier alu à mi-cuisson.

English scones

Maman m’avait dit adorer les scones lorsque je lui ai préparé dernièrement mes scones au potimarron, pépites de chocolat et noix de pécan.
Pour cette fois je suis restée dans la tradition anglaise et vous propose ici de délicieux english scones, pour le breakfast ou le teatime, à tartiner de tout ce qu’il vous plaira : simplement de beurre salé, de peanutbutter (la version smooth de MyProtein se marie à merveille) pour les plus gourmands, de chocolat fondu, de confiture, ou encore de creamcheese pour les traditionnels.
A la sortie du four c’est là qu’ils sont le meilleurs, bien tièdes pour juste avoir à déposer la garniture de votre choix dessus et la laisser fondre… mais ils se conservent aussi très bien dans un sac à congélation et se tiédissent rapidement au grill pain pour retrouver tout leur moelleux.
Pour une douzaine de scones :

250g de farine bio semi-complète
1 sachet de levure chimique
15g de sucre en poudre
40g de beurre 1/2 sel
12 à 15cL de lait
sel

Préchauffez le four à 220°C.

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure, le sucre et une pincée de sel. Ajoutez le beurre en petits morceaux et frottez le mélange entre vos doigts jusqu’à ce qu’il soit sableux (on obtient des miettes qui ressemblent à de la chapelure). Versez le lait (commencez par 10cL, vous ajouterez au fur et à mesure pour obtenir la bonne consistance) et mélangez à la main ou à l’aide d’une fourchette pour obtenir une pâte souple ni trop collante ni trop sèche (si besoin ajoutez un peu de farine ou de lait pour rectifier).
Idéalement déposez cette pâte sur une planche farinée et abaissez-la au rouleau à pâtisserie ou à la main sur 2-3cm d’épaisseur. Découpez-y des ronds avec un emporte-pièce de 5cm de diamètre environ (cannelé dans l’idéal pour obtenir les jolis crans tout autour).
Pour ma part, j’avoue avoir fait ici des boulettes de pâte, roulées entre mes paumes de main et former les scones en applatissant, du coup ils n’ont pas gonfler comme de vrais scones mais ils n’en sont pas moins bons !

Disposez les scones sur une feuille de papier cuisson sur la plaque du four et enfournez 12 minutes (attention à 220°C ils dorent vite sur le dessus, si besoin baissez la température à 200°C en fin de cuisson).
Dégustez-les tièdes, tout juste sortis du four, ou bien réchauffez-les au grill-pain.
Pour bien les conserver, emballez-les dans un sac à congélation encore tièdes.

Scones au potimarron, pépites de chocolat & noix de pécan

Oh les scones, quelle douceur !!
Lorsque j’ai demandé à maman ce qu’elle péférait que je prépare comme douceur avec du potimarron : je lui ai laissé le choix entre des cookies (comme ceux au potimarron, pépites de chocolat et noisettes que j’ai déjà réalisés plusieurs fois car en plusieurs versions, ici avec des zestes d’orange dans le chocolat de l’Atelier du chocolat, ou encore ici avec de la farine de sarrasin), ou encore un cake moelleux et/ou pourquoi pas en marbré chocolat/potimarron, et enfin de scones. Et là maman n’a pas hésité : « des scones » qu’elle a déclaré !
Résultat : de délicieux scones, moelleux, tout orangés avec le potimarron, parfumés avec les zestes d’orange, et gourmands avec les pépites de chocolat et les noix de pécan (surtout celles en topping, enrobées de sirop d’érable).
Parfaits à déguster au goûter ou au petit-déjeuner, mais pourquoi pas aussi en petit dessert avec le café.
J’ai déniché la recette chez Poh, du blog Noyau & Pépin, que j’ai un peu adaptée selon ce que j’ai trouvé dans les placards ; merci à elle pour cette délcieuse recette :-).
La recette paraît longue comme celà mais elle n’est pas compliquée alors lancez-vous vous ne serez pas déçue !

Pour 8 gros scones :

200g de potimarron cuit à la vapeur ou à l’eau
100g de farine bio semi-complète
50g de farine de seigle
100g de farine de châtaigne
50g de fécule de maïs
30g de sucre rapadura
40g d’huile de coco
100g de noix de pécan
100g de chocolat noir
50mL de lait (végétal ou non mais pas sucré de préférence)
1cs de fleur d’oranger et/ou 10 gouttes d’huile essentielle d’orange
le zeste d’une orange bio coupé en petits morceaux
1cs de cannelle moulue
1 belle pincée de vanille en poudre
1 belle pincée de sel
1cc rase de bicarbonate alimentaire
1cc de vinaigre de cidre
Pour le topping :
quelques noix de pécan
1cs de sirop d’érable

Pour la cuisson du potimarron : une fois bien lavé (à la brosse à légumes), inutile de le peler ! Une fois réduit en purée, la peau est imperceptible à la dégustation

Mélangez tous les ingrédients secs (farines, fécule, sucre, cannelle, vanille, sel, bicarbonate, zestes d’orange) dans un saladier, en utilisant une fourchette pour écraser les éventuels « morceaux ».
Dans une petite casserole ou au micro-onde, faites fondre l’huile de coco à feu doux jusqu’à ce qu’elle soit liquide. Si vous utilisez de l’huile essentielle d’orange,
hors du feu, ajoutez-la dans l’huile. Mélangez bien pour la diluer entièrement dans l’huile de coco.
Creusez un puits au centre des ingrédients secs, puis versez-y l’huile de coco à l’orange.
Mélangez à pleines mains, tout en émiettant la préparation du bout des doigts, exactement comme pour faire une pâte à crumble. Mélangez ainsi jusqu’à obtenir une pâte sableuse homogène.
Concassez grossièrement les noix de pécan, soit au robot, soit à la main.
Hachez le chocolat noir en morceaux avec un grand couteau d’office.
Ajoutez les noix de pécan concassées et le chocolat haché dans le saladier.
Encore une fois, mélangez bien le tout à la main, jusqu’à ce que la préparation soit homogène.
Versez les morceaux de potimarron (cuits et égouttés) dans le bol du robot et mixez jusqu’à ce qu’il soit réduit en purée.
Ajoutez-y le lait et le vinaigre. Mixez à nouveau pour obtenir une préparation bien lisse et homogène.
Versez cette préparation humide dans le saladier, par-dessus le mélange sec.
Commencez à mélanger grossièrement le tout avec une spatule, puis allez-y directement avec les doigts. Travaillez le mélange à pleines mains, jusqu’à former une boule de pâte dense et compacte.

Préchauffez le four à 180°C.
Recouvrez une plaque de four avec une feuille de papier cuisson. Farinez légèrement toute la surface.
Déposez la boule de pâte au centre. Aplatissez-la avec vos mains pour obtenir une galette de quelques centimètres d’épaisseur. Si les bords de la pâte ont un peu tendance à se casser lorsque vous appuyez dessus, recompactez-les au fur et à mesure. Découpez la galette en 8 parts égales, à l’aide d’un grand couteau d’office. Écartez les parts les unes des autres pour ne pas qu’elles se collent à la cuisson (elles vont gonfler).
Autre option pour confectionner les scones : comme moi ici former 8 boules de pâte, applatissez-le un peu pour former de beaux scones ronds et déposez-les sur la plaque du four.

Préparez le topping en mélangeant dans une coupelle quelques noix de pécan concassées (comptez-en 3 par scone) avec la cuillère à soupe de sirop d’érable, jusqu’à ce que les noix soient bien enrobées de sirop.
Déposez-les sur les scones en les enfonçant légèrement dans la pâte, pour qu’elles restent bien prises à l’intérieur.

Enfournez pour 25 minutes environ, à mi-hauteur. Les scones doivent être tout dorés.
A la sortie du four, laissez tiédir un instant puis transférez-les sur une grille, pour les laisser durcir à l’air libre. Une croûte croquante va se former tandis que l’intérieur va rester moelleux.
Dès qu’ils sont tiédis, ils sont prêts à déguster ! Fraîchement cuits, c’est là qu’ils sont le meilleur.
Mais ils se conserveront très bien pendant deux à trois jours dans une boîte hermétique et vous pouvez les tidéir au four ou au micro-onde (15 secondes).

Porridge au beurre triple-noix, banane & fruits secs

Pour continuer mon partenariat avec Myportein, j’ai profité d’un code promo pour découvrir de nouveaux produits. Après leur beurre de cachuètes, c’est de leur beurre triple-noix dont je suis tombée accro !!
Et voici une première recette pour vous le faire découvrir, dans un porridge matinal, idéal pour le petit-déjeuner du sportif et gourmand. Alors foncez !!Pour un bol :

20g de flocons d’avoine
100g de lait végétal ou non
60g de fromage blanc ou sojade
1cc bombée de beurre triple noix Myprotein
1/2 banane écrasée
Pour servir :
1/2 banane
1 petite cuillère de beurre de cajou ou triple noix
amande, noisette, noix de cajou concassées
figue, datte en morceaux

Placez tous les ingrédients du porridge dans un bol en mélangez bien.
Laissez reposer une nuit (ou 30 minutes) au frais.
Pour servir et déguster, découpez des rondelles de banane sur le porridge, parsemez les fruits secs et oléagineux en morceaux et déposez la cuillère de beurre de noix choisi.

Brioche au fromage blanc et version cinnamon rolls

J’avais préparé dernièrement une pâte à baba (pour mes babas au rhum) et du coup il me restait de la levure fraîche à écouler. J’aime beaucoup les brioches mais n’ayant pas de robot avec crochet pour un bon pétrissage j’hésite toujours longtemps avant me lancer. Mais cette fois-ci je n’ai pas reculé !! J’ai dégoté une recette de brioche légère au fromage blanc. Et comme j’ai eu beaucoup de pâte, j’en ai décliné la moitié en version cinnamon rolls, un petit plaisir tellement gourmand.

Pour la pâte à brioche :

500g de farine
20g de levure fraîche
1 cuillère à soupe de lait
1 œuf + 2 jaunes d’oeufs
270g de fromage blanc (ici du 0% de MG mais cela fonctionne avec du 15-20% de MG également)
40g de sucre (mais la brioche manquait de petit goût sucré, je vous conseille d’en mettre 60 à 80g)
1/2cc de sel
1cs de fleur d’oranger
Pour la dorure :
1 œuf et une cuillère à soupe de lait

Pour la garniture des cinnamon rolls :
2cc de cannelle
40g de sucre
40g de beurre

Commencez par dissoudre la levure dans la cuillère à soupe de lait tiédi.
Munissez votre robot du crochet (ou pour moi ici l’ustensile adéquat sur un Magimix). Dans la cuve du robot, versez la farine et faites-y un puits. Déposez-y la levure dissoute, le sucre, les œufs, l’arôme fleur d’oranger et le fromage blanc.
Déposez le sel sur un bord de la farine (pas en contact direct avec la levure).
Pétrissez pendant 15 minutes environ. Le temps de pétrissage est important, il va permettre de transformer la pâte qui est au départ très collante et qui doit devenir lisse et homogène.
Lorsque que vous la touchez du doigt elle doit être souple et légèrement collante mais ne pas s’accrocher au doigt.
Une fois le pétrissage terminé, versez la pâte dans un plat et recouvrez d’un linge. Laissez lever pendant 1h à 1h30 le temps que la pâte double de volume (vous pouvez également laisser poser toute une nuit si vous la préparer le soir).

Une heure (ou une nuit) plus tard, dégazez la pâte et divisez-la en deux si vous voulez préparer la moitié en cinnamon rolls. Avec la première moitié, façonnez-la en 4-5 boules. Déposez les boules de pâtes dans un moule à cake par exemple (en les collant les unes aux autres) et laissez lever environ 1 heure.

Pour les cinnamon rolls, étalez la moitié de pâte restante au rouleau à pâtisserie (sur un plan de travail fariné) pour former un rectangle assez fin. Faites fondre le beurre au micro-onde, ajoutez le sucre et la cannelle et mélangez. Etalez cette garniture sur l’ensemble du rectangle jusqu’aux bords, puis rouler la pâte sur elle-même pour faire un boudin assez serré. Découpez des tronçons de 5cm environ et déposez-les dans un plat sur un côté rosacé. De même que la grande brioche, laissez lever de nouveau 1h.

Au bout de l’heure de levée, préchauffez votre four à 180°C.
Mélangez le lait avec l’œuf et dorez la brioche au pinceau ou à la cuillère. Enfournez pour 25 minutes en surveillant la cuisson, si la brioche dore trop vite, recouvrez- la d’une feuille d’aluminium (c’était le cas pour moi).

Démoulez la brioche entière. Dégustez les cinnamon rolls tièdes, et pour la brioche, n’hésitez pas non plus à la toaster légèrement au grille-pain ou au four avant dégustation.

Scones au butternut, noix de coco & pépites de chocolat

Lorsque j’ai vu cette recette chez Lyne j’ai immédiatement voulu la tester sachant que je ne serai pas déçue. Et ça tombait bien car cela faisait un moment que je voulais faire des sconse et je ne savais pas trop à quel parfum les décliner.
Ces scones sont gourmands et se suffisent à eux mêmes, rien besoin de tartiner dessus (mais pour les plus gourmands vous pouvez y ajouter de la pâte à tartiner maison ou chocolat fondu, du sirop d’érable, du miel ou un morceau de bon beurre 1/2 sel !). Merci à pour cette magnifique découverte.

Pour 6 à 8 morceaux de scones :

190g de farine
20g de farine de sarrasin
40g de farine de maïs
30g de fécule de maïs
50g de noix de coco râpée
7g de levure chimique
1 pincée de bicarbonate de soude
1 pincée fine de sel
1cc bombée de mélange de 4 épices ou épices de Noël
40g de sucre de canne
100g de chocolat noir
300g de purée de butternut
35g d’huile de coco à température ambiante
40mL de lait

Préchauffez le four à 190°C.
Dans un bol, mélangez les farines, la fécule, la noix de coco râpée, la levure et le bicarbonate de soude.
Incorporez la pincée de sel, les épices, le sucre et le chocolat noir en pépites ou haché. Mélangez bien le tout.
Ajoutez la purée de butternut froide (pour cela vous aurez fait cuire le butternut dans une casserole d’eau bouillante jusqu’à ce qu’il s’écrase), l’huile de coco à température ambiante (pour qu’il soit liquide, sinon faites le fondre au micro-onde), et le lait.
Pétrissez le tout rapidement en une pâte homogène.
Répartissez la pâte sur une plaque allant au four couverte d’un papier sulfurisé en un disque et aplatissez sur une hauteur de 3 à 4 cm. N’hésitez pas à fariner vos mains avant de façonner le disque.
Découpez délicatement le disque en 6 ou 8 parts égales.
Espacez chaque part de 1 cm avant d’enfourner pendant 18 à 20 minutes.
Sortez du four et laissez refroidir.
Dégustez tiède ou froid (comme toujours je préfère tiède avec le chocolat qui fond).

Brioche moelleuse

Depuis ma première expérience de babas au rhum plutôt concluante, à en déduire de l’enthousiasme de mes amis lorsqu’ils sont tombés dans le plat, il fallait que je réitère la recette.
Pour le réveillon du 31 j’avais donc préparé plein de babas, avec un sirop au rhum et un autre au whisky. Du coup il me restait un beau morceau de levure boulangère fraîche à écouler.

Moi qui adore la brioche, et bien que je n’ai ni machine à pain, ni Kitchen Aid pour préparer la pâte, j’ai fini par me motiver à en préparer une, avec mon Magimix du coup.
Tout avait bien marché, jusqu’à la dernière levée, où je crois que j’ai laissé la tresse trop longtemps et surtout dans un four trop chaud ! Du coup la tresse s’était toute affalée et j’ai du re-dresser ma brioche dans un moule à cake cette fois-ci pour qu’elle ne s’étale pas. Au lieu d’avoir une mie filante j’ai plutôt obtenu une brioche moelleuse, mais tout aussi bonne et parfumée.
Brioche

Pour une brioche de la taille d’un moule à cake :

500g de farine
20 cL de lait
70g de beurre à température ambiante, coupé en petits morceaux
50g de sucre en poudre
2  oeufs + 1 jaune pour la dorure
1,5cc de sel
20g de levure fraîche boulangère
2cs d’arôme fleur d’oranger

Placez dans le bol du robot (pour moi donc mon grand bol du Magimix avec l’outil lame en plastique) le lait, le sucre, le sel, les œufs battus au préalable et la fleur d’oranger. Ajoutez ensuite la farine.
Commencez à pétrir à vitesse minimum (pour ma part je n’ai qu’une vitesse) pendant 1 minute. Ajoutez alors la levure fraîche émiettée et continuez de pétrir pendant une dizaine de minutes (pour ne pas faire trop chauffer le robot j’ai dû l’arrêter plusieurs fois).
Ajoutez le beurre morceau par morceau tout en continuant de pétrir pendant environ 6 minutes. Le beurre doit être bien incorporé et la pâte bien se décoller du bol.

Rassemblez la pâte pour former une boule. Placez-la dans un saladier, couvrez d’un linge propre et laissez pousser durant 1 h 15 dans un four préchauffé à 40°C.
Une fois la pousse terminée, farinez le plan de travail et versez la pâte. Dégazez-la pour chasser l’air.
A ce stade j’ai replacé la boule de pâte avec un film au contact au frais pendant toute une nuit.

Le lendemain dégazez de nouveau la pâte. Divisez-la en 3 morceaux d’égale grosseur. Formez avec chaque morceau, un long boudin. Placez les 3 boudins côte à côte et rassemblez l’extrémité du haut des 3 boudins ensemble en appuyant dessus. Tressez la brioche sans serrer.
Quand la tresse est terminée, soudez l’autre extrémité. Déposez la tresse sur une plaque recouverte de papier cuisson. Couvrez la tresse d’un linge humide et placez-la près d’une source de chaleur durant 45 minutes environ.

Battez le jaune d’oeuf avec un peu de lait et dorez la brioche au pinceau.
Allumez le four à 180°C et enfourner aussitôt (donc à four froid). Laissez cuire 30 à 40 minutes (vérifiez la cuisson en plantant la lame d’un couteau au centre de la brioche, celle-ci doit ressortir sèche).
Laissez refroidir la brioche sur une grille. Démoulez, découpez des tranches et tartinez à votre convenance…

Pancakes au potimarron et crème de coco

Après mes pancakes au potiron et ceux à la courge déjà proposés les années passées, en voici ici au potimarron et crème de coco (pour finir la conserve ouverte !). A déguster aussi bien avec du sucré (moi je fais fondre un morceau de chocolat noir dessus j’étale ensuite, en gourmande et chocolat addicte que je suis) que du salé (un oeuf mollet ou sur le plat et quelques pousses d’épinard par exemple).
Pancakes au potimarron & crème de coco
Pour une dizaine de pancakes environ :

500g de potimarron cuit (ou autre courge)
2 œufs
150g de crème de coco
100g d’eau
150g de farine
50g de farine de sarrasin
1cc de bicarbonate de soude
1/2cc de cannelle en poudre
1 pincée de muscade en poudre
1cs de sirop d’agave
huile de coco

Lavez le potimarron, coupez-le en morceaux et faites-les cuire dans une casserole d’eau bouillante pendant 10-15 minutes jusqu’à ce qu’ils s’écrasent. Égouttez-les puis écrasez-la à la fourchette pour obtenir une purée.

Battez les oeufs avec la crème de coco et l’eau. Incorporez ensuite les farines, le bicarbonate, les épices et l’agave. Ajoutez enfin la purée de potimarron et mélangez.

Faites chauffer une poêle, huilez-la légèrement avec l’huile de coco et déposez y une louche de pâte (attention la pâte est assez liquide et s’étale). Faites cuire jusqu’à ce que des petites bulles apparaissent sur le dessus puis retournez le pancakes ; laissez cuire 3-4 minutes de l’autre côté.
Servez chaud avec l’accompagnement de votre choix.